Edward Hines

 Je m’appelle Edward Hines. J’ai commencé les arts martiaux à Londres, à la fin des années 1970, en tant que boxeur amateur, suis tombé amoureux du Taiji en 1983, ai ensuite réalisé mes rêves à Taiwan en 1991 où je suis devenu un étudiant de Luo De Xiu – un grand maître de Bagua et d’autres arts martiaux chinois. Je suis retourné en Europe en 1994 et ai enseigné et formé depuis lors.

J’ai suivi des formations complémentaires sur les méthodes de mouvement et de méditation dans de nombreux arts martiaux. L’interaction corps-esprit me fascine dans toute sa diversité. D’une part, je me suis battu avec des lutteurs de plein contact et en ai formé, d’autre part, j’ai enseigné les subtilités de l’usage du corps pour la communication à des chefs d’entreprise.

Mon travail consiste à distiller cette expérience pour vous, la rendre claire, accessible et amusante, que vous vouliez un conditionnement du corps difficile ou de la méditation profonde.

Vous pouvez lire plus sur moi ci-dessous. Sur ce site, vous pouvez parcourir des articles pour trouver des conseils utiles pour la santé, la remise en forme et les arts martiaux ou aller directement au cœur du sujet et réserver une formation.

 

 

Edward Hines a été impliqué dans les arts martiaux durant la plus grande partie de sa vie, en commençant la boxe au Club des Garçons de St-Pancras dans les années 1970 et le Taiji en 1983. En 1991, il alla vivre dans les Taipei, à Taiwan, en République de Chine, où il devint un élève “interne” du professeur de renommée internationale, Luo De Xiu. Il étudia également, avec Tao Ping Xiang et Liu Heng Hse, le Yang (Cheng Man Ching) tel que le Taiji.

En rentrant au Royaume-Uni, après Taïwan, en 1994, Edward obtint un certificat professionnel d’exercice et de remise en forme à l’Université Métropolitaine de Leeds, appliquant ainsi ses connaissances spécifiques en arts martiaux en tant qu’instructeur de remise en forme et transmettant aussi les arts traditionnels qu’il avait appris à Taiwan.

Quand il était en Angleterre, Edward participa à des tournois pour gagner des titres nationaux en bon et due forme de la poussée des mains et du combat de plein contact (San Da), alors qu’il recherchait d’autres formes d’arts martiaux et de remise en forme. Bien qu’Edward ait une connaissance spécialisée dans les styles chinois de Baguazhang, Taijiquan et Xingyiquan, il a également passé du temps dans la formation ou l’échange avec des pratiquants de l’Aïkido, du Sansho Simbha, du Pencak Silat, du Pancrase, de la Savate, de la Canne, du Jeet Kune Do, du Jujutsu brésilien, de la boxe, de la boxe thaï, du Capoeira et du Karaté. Il a également pratiqué un certain nombre d’approches au yoga, est un fervent apnéiste et un instructeur de CrossFit.

Edward associe une approche scientifique et pratique (il a un diplôme en biologie environnementale de l’Université d’York) à la volonté d’apprécier la poésie esthétique des arts martiaux. Il équilibre une présence calme avec un enthousiasme contagieux dans les compétences qu’il enseigne.

Vous pouvez lire une interview avec Edward ici :

Comment et quand avez-vous commencé les arts martiaux ?

Ça dépend d’où vous voulez démarrer. J’ai fait de la boxe amateur au Club des Garçons de St-Pancras quand j’avais neuf ou dix ans. J’ai fait du Kungfu quand j’en avais douze et ai commencé le Taiji quand j’avais quinze ans en 1983.

C’est plutôt jeune pour faire du Taiji. Pourquoi avez-vous commencé ?

Oui …. j’ai été attiré par le Taiji, car comme beaucoup d’adolescents difficiles, je pensais que cela me donnerait des pouvoirs spéciaux. J’ai d’abord vu le Taiji à la BBC, dans la série “Le Chemin du Guerrier”, dont un épisode se passait à Taiwan.

Le commentateur n’avait pas fait un excellent travail en expliquant les arts intérieurs de la manière la plus simple, même si j’ ai vu bien pire. Tout le discours du qi était très attrayant pour un garçon qui jouait à Donjons et Dragons ! Mon premier professeur n’a pas vraiment enseigné avec une rigueur physique et a eu une approche assez mystique/philosophique de l’art, ce qui n’a rien fait pour me rendre plus terre à terre. A l’époque, il n’y avait pas beaucoup de choix, et même si je reconnais maintenant qu’on ne m’a pas enseigné clairement, j’ai aussi eu beaucoup d’avantages grâce à la pratique que j’avais.

Quel type d’avantages ?

L’accent était surtout mis sur la douceur et la sensibilité. Cette douceur m’a aidé plus tard dans d’autres arts martiaux . Il est facile d’attraper le modèle et la subtilité du mouvement quand on est détendu et sensible. Combiné à la concentration sur le corps, c’était d’un niveau naturel très puissant, en fait, c’était la première compétence que j’ai jamais apprise à travers laquelle je pouvais changer mon état mental émotionnel de manière fiable. On aurait dit de la magie ! D’une part, je me sentais très bien, de l’autre, je développais une sorte de vraie foi au Taiji.

Ce que j’ai ressenti semblait renforcer la faim de pouvoir spécial qui m’avait attiré au Taiji en premier lieu. Je n’avais pas réalisé que les pouvoirs spéciaux étaient tout simplement des capacités normales soigneusement cultivées et que les états mystiques étaient universels plutôt que particuliers au Taiji. Mais il était bon d’avoir des gens autour de moi avec qui je pouvais parler de mes expériences.

Que s’est-il passé ensuite ?

Après avoir terminé mes études de biologie de l’environnement, je me suis rendu à Taïwan en juillet 1991. J’ai étudié avec trois étudiants de Cheng Man Ching. Mon premier professeur à Londres avait également étudié avec plusieurs étudiants de Cheng Man Ching. J’ai aussi rencontré là-bas mon professeur de Bagua, Luo Dexiu . Luo laoshi n’enseignait pas depuis longtemps quand je l’ai rencontré (laoshi veut dire professeur en mandarin). Dans mon premier cours, il y avait juste Luo laoshi, son premier étudiant Marcus Brinkman et moi.

A quoi ressemblait votre vie à Taiwan ?

D’une part, c’était sale et pollué, de l’autre, c’était rempli d’une grande hospitalité, de nourriture délicieuse et de certains personnages drôles. Au cours d’une journée typique, j’avais une classe matinale de Taiji qui commençait entre 6H et 7H30 en fonction du professeur. Je m’entraînais habituellement entre 2 à 3 heures pendant la journée, enseignais l’anglais ou travaillais pour un petit journal de langue anglaise qui débutait. Trois à cinq soirs par semaine, je m’entraînais avec Luo laoshi.

Qu’avez-vous appris ?

D’une certaine manière, la chose la plus importante que j’ai apprise est venue du fait de voir le Taiji et les arts martiaux chinois dans leur contexte culturel. Ce qui était facilement mal interprété et considéré comme mystique et exotique en Europe s’est avéré être très prosaïque et simple. Luo Laoshi était très bon à me ramener sur terre car il prenait la peine d’expliquer clairement comment fonctionne le mécanisme des arts martiaux. Ses explications étaient presque toujours les plus simples, les plus logiques de toutes celles que j’ai reçues et elles pouvaient s’appliquer directement. Elles ont formé la base de la façon dont j’enseigne maintenant – aussi simple, accessible et appropriée que possible

Combien de temps êtes-vous resté à Taiwan ?

Je suis revenu en Angleterre en Juillet 1994. Je voulais être plus proche de ma famille et revenir à la culture dans laquelle j’étais né. J’y suis retourné quelques fois depuis et je vois habituellement mon professeur Luo Dexiu deux ou trois fois par an.

Avez-vous pratiqué d’autres arts martiaux ?

Quand je suis rentré en Angleterre, je me suis entraîné avec une variété de personnes. J’ai vécu avec deux membres de l’équipe nationale KUGB dans la maison de Sean Roberts. Sean était très ouvert et désireux de découvrir de nouvelles approches aux mouvements et nous avons beaucoup partagé . Il est maintenant à Hawaï. J’ai fait un peu d’Aïkido et puis quand je suis allé revivre à Londres, j’ai rencontré Tony Felix.

Tony Felix est l’un des meilleurs artistes martiaux dont vous n’avez peut-être jamais entendu parler … maintenant souvenez-vous de son nom ! Tony m’a formé au Sanda (du kickboxing de plein contact avec des jetés) et nous nous sommes battus avec des gens qui avaient des formations différentes. Tout le monde était le bienvenu. Tony avait un passé de combat et une très grande expérience dans plusieurs systèmes chinois. Tony m’a initié à la lutte, le JJB , les arts martiaux africains, et m’a fait redécouvrir la boxe. Tony utilise maintenant le Pencak Silat comme base martiale et continue à être une inspiration pour moi, il ne cesse jamais de s’entraîner ou de faire des recherches. Si vous êtes à Londres, passez le voir si vous êtes sérieux au sujet de la formation.

Qu’aimez-vous le moins dans les arts martiaux ?

Je n’aime pas la façon dont les gens en font des religions. Beaucoup d’artistes martiaux adorent leurs styles comme s’ils espéraient que le style allait les sauver de quoi que ce soit dont ils ont peur – souvent la mort ou la défaite. Ce qui me gêne plus, c’est quand les enseignants encouragent cela, soit pour des raisons commerciales ou parce qu’ils n’ont eux-mêmes pas dépassé cette phase .

Qu’aimez-vous le moins à propos des arts martiaux chinois ?

Mis à part le pyjama ? Cela peut devenir fatigant d’expliquer que le Kungfu signifie juste une compétence développée par le biais de beaucoup de travail et qu’il y a vraiment beaucoup de styles d’arts martiaux chinois avec des approches très différentes les unes des autres.

Aussi les problèmes de “visage”, ça veut dire que beaucoup d’artistes martiaux chinois paradent et ne se donnent pas les uns aux autres une impression honnête quant à l’efficacité des techniques.

La dernière partie est politiquement sensible; les arts martiaux peuvent véhiculer le genre de nationalisme qui frise le racisme. Malheureusement, cela peut arriver dans les arts martiaux chinois. Alors que je n’ai eu que quelques ennuis avec çà, mon ami et professeur Tony Felix a été honteusement traité un certain nombre de fois.

OK, qu’aimez-vous le plus dans les arts martiaux chinois ?

J’aime leur diversité. Il est fascinant de voir comment ils se sont développés, diversifiés en différents styles, puis se sont influencés à nouveau les uns les autres. Dans les styles intérieurs, j’aime la simplicité flexible mais riche que vous voyez.

Qu’entendez-vous par riche simplicité ?

Eh bien quand vous comprenez les arts martiaux, ils sont vraiment très simples. Il y a quelques principes de base qui s’expriment de milliers de façons. Les principes eux-mêmes peuvent être appliqués pour le combat à des niveaux différents philosophiquement, émotionnellement, socialement. Bagua, Xingyi et Taiji ont tous les moyens d’exprimer ces principes avec un nombre minimal de mouvements.

La plupart des gens se perdent dans le grand nombre de mouvements que les arts contiennent et perdent de vue la logique qui crée une unité sous-jacente. Cette logique est vraiment très élégante, elle est belle sur le plan intellectuel, tout comme les mouvements le sont sur le plan physique.

Qu’aimez-vous dans les arts martiaux en général ?

En dehors de ce que j’ai déjà dit à propos des arts martiaux chinois, je vois tous les arts du mouvement comme étant un moyen de développer une plus grande présence, une prise de conscience et de la vitalité. Un contact physique non sexuel est aussi quelque chose dont beaucoup de gens peuvent bénéficier et qu’ils peuvent apprécier. Enfin, je voudrais que les arts martiaux puissent nous faire regarder, accepter et transcender nos propres tendances à la violence qui sont souvent basées sur la peur.

Quels conseils avez-vous à donner à quelqu’un qui débute dans les arts martiaux ?

Trouvez un art que vous aimez et gardez votre cerveau en éveil. Sachez ce que vous voulez : remise en forme, lutte, calme, culture ou un mélange de tous ceux-ci. Évitez les professeurs machos qui glorifient la violence, qui vous disent qu’ils pratiquent le «meilleur système», qu’ils l’aient ou non créé ou appris de quelque grand gourou, et éviter ceux qui ne répondront pas aux questions simples.

Si un enseignant raconte beaucoup d’incroyables histoires sur les arts martiaux ou les gens avec lesquels ils ont étudié, vérifiez ces histoires attentivement. Si un professeur se met sur la défensive ou devient agressif quand vous posez des questions à ce sujet ou si vous ne pouvez trouver aucune vérification ailleurs, vous êtes peut-être tombé sur l’un des nombreux fantaisistes martiaux qui existent. Ils peuvent avoir une certaine compétence physique, mais l’honnêteté est importante pour moi et je poursuivrais mon chemin avant d’être embourbé dans leurs conneries.

Rappelez-vous qu’un enseignant peut avoir un temps de classe limité pour chaque élève et qu’il ne peut donc pas toujours avec le temps pour une longue conversation.

Rappelez-vous qu’aussi bon que puisse être votre enseignant, il restera toujours un être humain. Cela signifie qu’ils n’ont pas besoin d’adoration, mais ont bien besoin de respect, envers eux et les compétences dont ils disposent. Si vous trouvez que vous ne pouvez pas les respecter, ne vous formez pas avec eux. Si ce qu’ils demandent va au-delà des limites du respect, quittez.

Ne soyez pas impressionnés par l’origine ethnique. J’ai vu des enseignants chinois très médiocres avoir plus d’élèves que des enseignants de l’Ouest qualifiés, seulement parce que beaucoup d’étudiants ne regardent pas au-delà de la couleur de peau. Il existe d’incroyables professeurs chinois, mais l’origine n’est pas une garantie de compétence suffisante et la compétence n’est d’aucune garantie en ce qui concerne la capacité d’enseigner ou la volonté de partager l’information.

Une fois que vous avez trouvé quelque chose qui vous convient et qui est bien enseigné, gardez cet art comme une base pour développer des compétences, mais n’hésitez pas à aller voir ailleurs. La plupart des arts ont quelque chose à offrir, en fonction de la façon dont ils sont enseignés. Il peut être perturbant de mélanger de trop nombreux arts pour commencer, mais une fois que vous avez une base, il devient plus facile d’intégrer des méthodes différentes. Ceci à condition que vous puissiez reconnaître qu’il y a des similitudes qui accélèrent l’intégration et des différences qui doivent être incluses pour être utiles.

Rappelez-vous que les arts martiaux ne sont pas des articles de consommation. Vous vous développez à travers la pratique des arts martiaux, pas en achetant des cours, des DVD, des t-shirts ou en parlant, même si tout cela peut aider.

Entraînez-vous régulièrement et pas seulement en classe. La vraie compétence vient de la répétition. Si les règles de base des exercices simples sont enseignées, ils auront un sens et deviendront fascinants.

Le traduction correcte du Kung-fu est la compétence qui vient par le biais d’un travail au fil du temps. Mais qu’est-ce qui permet à un artiste martial de continuer et de développer des compétences ? Eh bien, les meilleurs enseignants que j’ai rencontrés aiment leurs arts, les aiment vraiment. Si vous voulez travailler dur au fil du temps, je pense que cela sera beaucoup plus facile, beaucoup plus amusant et beaucoup plus efficace si vous trouvez un moyen d’entretenir sans cesse votre enthousiasme. En tant que professeur, c’est ce que je veux vous aider à découvrir.

Vous voulez vous former avec Edward ? Demandez-lui !